Baromètre Mars 2014

BAROMÈTRE ENVIE D'ENTREPRENDRE - MARS 2014



Après une première édition en 2013, Idinvest et Le Figaro lancent la nouvelle édition de leur baromètre "Envie d'Entreprendre", consistant à interroger un panel d'entrepreneurs et de porteurs de projets sur la création d'entreprise, ses enjeux et le contexte politique et économique.

"Il est réconfortant de constater que les Français sont toujours animés par une forte envie d'entreprendre. Ils présentent des projets nombreux, divers et de qualité. Après cinq années de crise, le goût de l'entrepreneuriat est intact" 
explique Christophe Bavière, Président d'Idinvest Partners.

Parmi les nombreux thèmes à aborder lors de cette enquête, Idinvest Partners et Le Figaro en ont retenu quelques-uns : motivation et qualités requises pour être un entrepreneur, perception de l’environnement économique et des mesures gouvernementales, attractivité de la France et des autres pays, leviers pour favoriser le monde de l’entreprise. Vous trouverez ci-dessous un résumé des principaux résultats. L’intégralité de la synthèse et des résultats de l’enquête : cliquer ici.

L’envie d’entreprendre en France représente toujours un fort potentiel, les candidats à la création dans les deux ans à venir sont toujours nombreux dans tous les profils et tranches d’âge. Malgré une très légère baisse de 2,1% en 2013 par rapport à 2012, plus de 538 000 entreprises ont été créées l’an dernier d’après l'INSEE.

L’entrepreneuriat est encore très majoritairement masculin (75% des jeunes créateurs et porteurs de projets sont des hommes). La création d’entreprise couvre une large frange de la population : si 65% des porteurs de projets de notre échantillon ont entre 25 et 49 ans, 25% ont plus de 50 ans. La moyenne d’âge obtenue est ainsi de 41 ans.




Mais, la création d’entreprise est avant tout une motivation que l’on porte en soi. En effet, 29% des porteurs de projets déclarés ont déjà créé une entreprise dans le passé, dont 6% d'entre eux en ont créé plusieurs.

Les créateurs se partagent à part équivalente entre ceux qui veulent se lancer seuls et ceux qui souhaitent s’associer : 39% envisagent la création d’une société avec des associés, 24% d'une entreprise individuelle et 20% d’adopter le statut d’Auto-Entrepreneur, qui conserve ses adeptes, malgré les évolutions récentes. 17% n’ont pas encore effectué leur choix.


L'édition 2014 est marquée par un regain d'optimisme des entrepreneurs en dépit d'une conjoncture toujours morose

Sur la conjoncture économique, nous observons un léger recul du pessimisme par rapport à l’an dernier : 31% des créateurs ou futurs créateurs (contre 17% sur la même question début 2013) pensent qu’elle est plus favorable à la création d’entreprises qu’il y a six mois. Mais ils sont encore 46% à penser l’inverse (contre 68% il y a un an). L’amélioration du contexte se fait donc bien attendre.




Les entrepreneurs ont des attentes claires vis-à-vis des pouvoirs publics, mais restent sceptiques

Distance avec la politique, ou bien priorités plus importantes et concrètes à gérer, les créateurs et futurs créateurs se disent dans l’ensemble assez peu informés des mesures gouvernementales récentes en faveur des entreprises.

Par exemple, 33% se disent bien informés à propos du CICE contre 67% assez peu ou pas du tout informés.

Il en va de même pour le Pacte de Responsabilité, il est vrai encore en cours de négociation (30% d’informés), mais aussi pour la création pourtant effective de «Bpifrance» (30%) et pour les Assises de l’Entrepreneuriat (25%), un peu sorties du champ médiatique. Certaines mesures issues des Assises rencontrent pourtant un écho favorable.

"Les créateurs d'entreprises et les entrepreneurs attendent un changement de cap du gouvernement. Ils souhaitent que les paroles se traduisent en actes concrets" analyse Benoist Grossmann, Managing Partner d'Idinvest.




Le climat français semble peu propice à l'entreprise, mais l'esprit d'entreprise reste vif

Sur la fiscalité, sans surprise, les créateurs d’entreprises français sont 64% (dont 43% de « oui, tout à fait ») à penser que la fiscalité en France décourage d’investir dans une entreprise ou une start up. Seuls 17% pensent le contraire.

Plus généralement, image ou réalité, l’attractivité de la France reste un handicap. Les créateurs et porteurs de projets en France perçoivent en effet les pays anglo-saxons (Etats-Unis, Canada, Grande-Bretagne), mais aussi pour d’autres raisons, les pays africains, comme nettement plus attractifs que la France.




Encourager et faciliter la tâche de tous les porteurs de projets est désormais un impératif clairement affiché par les instances dirigeantes du pays.

Certaines mesures concrètes prises ou en préparation sont jugées très ou assez utiles par les entrepreneurs ou futurs créateurs en matière d’éducation, de financement et de fiscalité. Ils sont évidemment aussi très demandeurs de stabilité des règles et donc favorables à une interdiction de mettre en place des lois et des mesures rétroactives.




Au global, les créateurs attendent toujours des améliorations et des solutions concrètes sur les deux mêmes points majeurs :




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