Baromètre Mars 2017

BAROMÈTRE ENVIE D'ENTREPRENDRE - MARS 2017



Idinvest présente la 6ème édition de son Baromètre qui repose sur l'envie d'entreprendre et le projet concret d'entreprise

Pour cette nouvelle édition, à un mois de l’élection présidentielle, Idinvest et Le Figaro ont interrogé les entrepreneurs sur leur perception de la campagne face à l’entrepreneuriat et sur le candidat qui porterait au mieux leurs voix.

Les conclusions sont les suivantes :
  • Un désir d’entreprendre stable depuis octobre 2016 ;
  • Emmanuel Macron est le candidat des entrepreneurs ;
  • 76% des Français pense que l'entrepreneuriat n’est pas suffisamment mis en avant dans la campagne de l’élection présidentielle.

« Les Français considèrent qu’on ne parle pas assez des TPE, des start-ups et des PME, alors que toutes ces entreprises, jeunes et innovantes, créent des emplois. Ils ne veulent pas de mesures compliquées, ils attendent que les responsables politiques s'inspirent de celles effectives, déjà mises en place dans de nombreux pays », souligne Christophe Bavière, Président d’Idinvest Partners. 

« Il est logique que les Français jugent comme le plus efficace, le candidat qui a créé la French Tech et qui a soutenu les entrepreneurs depuis le départ, et notamment les entrepreneurs du numérique, lors de son passage au ministère de l’Economie. Le candidat d'« En marche » a une attitude pro-business qui rassure les entrepreneurs », constate Benoist Grossmann, Managing Partner d’Idinvest Partners.






Des entrepreneurs en attente de visibilité

Une stabilisation qui peut s’expliquer par deux types d’incertitudes :

  • Incertitudes économiques : une reprise franche sur l’emploi (185 000 emplois créés en 2016) mais beaucoup moins sur la croissance : celle-ci a plafonné à 1,1% en 2016, et ne devrait pas dépasser 1,3% en 2017. Certes, ces chiffres montrent que la France sort progressivement de la crise, mais aussi que l’activité reste insuffisante pour « booster » fortement les vocations entrepreneuriales, pourtant nombreuses avec 34% des Français qui souhaiteraient créer une entreprise ;
  • Incertitudes politiques : on peut aussi envisager cette « pause » dans la dynamique entrepreneuriale par des incertitudes politiques fortes, pouvant inciter de nombreux entrepreneurs à attendre les mois de mai (second tour de l’élection présidentielle) ou juin (élections législatives) pour se lancer.

Il est vrai que les programmes des candidats à l’élection présidentielle diffèrent largement, entre politique protectionniste et sortie de l’euro (Marine Le Pen), « thérapie de choc » plus libérale (François Fillon), et réformes plus « équilibrées » s’inscrivant davantage dans la continuité du quinquennat sortant (Emmanuel Macron). Chacune de ces politiques aurait donc des implications fiscales, sociales ou réglementaires très différentes. Il est donc compréhensible que de nombreux entrepreneurs préfèrent attendre quelques mois avant de lancer leur activité.


Emmanuel Macron, candidat des entrepreneurs


Alors que l’envie d’entreprendre stagne en ce début d’année marqué par une forte incertitude politique, Emmanuel Macron arrive largement en tête des candidats perçus comme défendant le mieux l’entrepreneuriat.

Le leader d’ « En marche » est considéré par 38 % des personnes interrogées comme un candidat en qui ils ont confiance pour défendre les créateurs d’entreprises, loin devant ses principaux concurrents : François Fillon plafonne à 28 % même s’il enregistre une hausse de 3 points depuis octobre, et Marine Le Pen ne convainc qu’un peu plus d’un quart des Français (26 %, +1), suivi de près par Benoît Hamon (25%).

En progressant de 5 points, Emmanuel Macron est aussi le candidat enregistrant la plus forte progression depuis octobre.




Des résultats pouvant s’expliquer par son image « pro-business » mais aussi par ses propositions économiques, jugées efficaces pour développer la création d’entreprise :

  • la baisse des charges salariales et patronales (prônée également par d’autres) ;
  • la stabilité fiscale (« aucun impôt ne serait modifié plus d'une seule fois durant le quinquennat »), jugée efficace par 74 % des Français ;
  • sa proposition d’aligner la protection sociale des entrepreneurs sur celle des salariés (allocations chômage, intégration du RSI au régime général, etc.), saluée par 71 % des personnes interrogées.


    Le débat politique doit vite se saisir de la question entrepreneuriale


    Dans ce contexte, les attentes vis-à-vis de la campagne présidentielle sont fortes pour promouvoir et encourager l’entrepreneuriat en France : à peine 14% des Français pensent que les candidats à l’élection présidentielle de 2017 mettent suffisamment en avant, dans leurs programmes, des propositions permettant de développer l’entrepreneuriat et la création d’entreprise. Ce chiffre est donc exceptionnellement bas, et surtout il n’évolue pas depuis octobre dernier (avant les Primaires de la droite). Tout se passe donc comme si la campagne actuelle, empêtrée dans les « affaires », esquivait les grandes questions économiques. Parmi celles-ci, la création d’entreprise apparaît pourtant primordiale aux yeux de l’opinion publique, avec les deux tiers des Français qui pensent que l’entrepreneuriat participe de manière importante à la croissance (67%) et à l’emploi (66%).

    Baisse de la fiscalité, stabilité et protections pour les créateurs d’entreprise : trois orientations fortement attendues par l’opinion publique pour « booster », enfin, la création d’entreprises en France.



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